Bruniquel
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Quelle vue! Depuis le château de Bruniquel, ou de la place au bout de la “Rue droite” on surveille la vallée de l’Aveyron et son affluent, la Vère. Pendant des kilomètres nous pouvons suivre comment la rivière serpente entre les forêts et les champs pour disparaitre à l’horizon. Mais Bruniquel a bien plus à offrir que cette vue à couper le souffle. Autant en surface qu’en sous-sol!

Comment en sous-sol?!

En 1990 un équipe de spéléoarchéologues découvre une salle souterraine à plus de 300m de l’entrée de la grotte de Bruniquel. Rien de particulier, si ce n’est pour la trouvaille d’entassements de stalactites et stalagmites déchirés qui forment comme un barrage. Des recherches plus approfondies détermineront qu’il ne s’agit pas de formations créées par des ourses, mais bien de constructions édifiées par l’homme, il y a au moins 47.600 ans. Au moment de la trouvaille il s’agit de la plus ancienne trace qui indique que l’homme préhistorique était présent non seulement à l’entrée des grottes, mais pénétrait également en milieu souterrain profond. Nécessitant une forme d’éclairage pour y arriver et demeurer.

En 2014 les fouilles reprennent et des nouvelles techniques permettent aux archéologues de confirmer la présence de néandertaliens dans la grotte, bien plus antérieure à ce qu’on pensait jusque-là, il s’agit de traces vieilles de 176 500 ans! 

La grotte de Bruniquel a encore des secrets. Chaque année deux nouvelles campagnes de recherche sont organisées afin de mieux comprendre la grotte et la vie de l’homme préhistorique dans ses alentours. 

Afin de conserver le site, elle n’est pas ouverte au public, mais pour les intéressés une exposition en images est édifiée dans le vieux château.   

 

Grotte de Bruniquel © SSAC Caussade

Pas de crainte, pour les personnes cultivées la surface prévoit plein de découvertes

Bruniquel est un petit village pittoresque. Pour y accéder on passe soit via l’entrée principale en passant l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, soit via la porte d’entrée féérique de la “Rue droite”. Les deux chemins longent des édifices en pierres ou en colombages jusqu’à une belle petite place centrale avec un puit ouvert

De là, on flâne dans les ruelles pour monter aux châteaux de Bruniquel.

 

 Le charme et le bon état dans lequel demeurent la plupart des maisons se font remarquer et rendent l’expérience de découverte particulièrement agréable. Que ce soit un magnifique jour d’été ou un weekend pluvieux en automne, le village permet de s’immerger dans la vie médiévale. Vous l’entendez, nous avons adoré Bruniquel, et vous en ferez de même!

 Bien que le village vive du tourisme au jour d’aujourd’hui, il ne transpire pas le tourisme-de-masse. Hors saison, vous pouvez même vous retrouver seul à trainer dans les ruelles du village. Attention si vous visitez hors saison: le château n’est pas ouvert toute l’année!

Ne nous croyez pas sur parole, Bruniquel a également été inclus dans la liste des plus beaux villages de France!

Histoire du village

L”histoire de Bruniquel, ancien Brunichildum débute probablement avec la reine Brunehaut, qui construisit les fondations du vieux château de Bruniquel (anno 587) et qui, selon la légende, fut condamnée à mort sur place quelques décennies plus tard (anno 613). 

Plus tard, à la fin du 12ième siècle, la forteresse est conquise par le comte de Toulouse. Son demi-frère, Baudouin de Toulouse, qui demeure dans le château au moment de la croisade contre les Albigeois, trahit le comte catholique et est condamné à mort en 1214. Une décennie plus tard, le petit fils de Raymond V de Toulouse, Raymond VII de Toulouse, cède le vicomté à son frère Bertrand de Toulouse.

A l’issu de cette croisade, Bruniquel connait un grand essor. Le village est non seulement situé sur la route du pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle, mais il est également un des six centres du Languedoc où sont apportées les récoltes de chanvre, lin et safran cultivés dans la région. C’est pour cette raison que jusqu’au milieu du 17ième siècle, Bruniquel abrite trois marchés par semaine et trois bourses par an! La plupart des bâtiments qui forment toujours le centre historique du village aujourd’hui ont été édifiés pendant cette période d’opulence entre 1200 et 1600. Afin de protéger le village contre les intrusions un deuxième rempart est construit en 1355. 

Avec le temps le vicomté tombe sous l’aile de la maison des Comminges et en 1461 une partie du domaine est vendu au vicomte de Maffre. Un mur est à ce moment construit autour du vieux château et un “jeune” château est construit sur la deuxième partie. Cette séparation jouera un rôle lors de la Guerre des Religions.

Durant cette Guerre, le roi du royaume français, Louis XIII se bat contre le protestantisme. En 1623 il attaque les cités autour de Montauban. Nègrepelisse et Saint-Antonin-Noble-Val tombent. Les protestants à leur tour assiègent Bruniquel. Le conflit est finalement résolu grâce à un soldat de l’armée catholique qui se fait glisser de la falaise pour appeler des renforts extérieurs. Durant cette période le vieux château est habité par un comte catholique, le jeune château par un jeune reformé. Le vieux château sera en outre partiellement brulé et détruit à cause du conflit.  

A la fin de la Guerre des Religions le deuxième rempart est entièrement démantelé (aujourd’hui il s’agit de la “promenade du Ravelin”) et tout signe du protestantisme est détruit. Contrairement, une forte communauté de protestants reste présente dans les alentours. 

Louis Rigal d’ouvrier, vicomte de Bruniquel en 1780 rachète la deuxième partie du château afin de les réunir et  fait construire les “tours jumelles” comme signe de l’unification. La commune de Bruniquel rachète la propriété en 1987 avec des aides du Conseil Régional du Tarn et Garonne. 

A présent Bruniquel vit principalement du tourisme et de la culture. 

 

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