Château Saint-Martin-Laguépie
Château Saint-Martin-Laguépie

Château Saint-Martin-Laguépie

Château Saint-Martin-Laguépie

 

Construit avant le 11ieme siècle, Le château Saint-Martin-Laguépie a connu, comme la plupart des châteaux forts de la région Occitanie, une histoire très mouvementée. 

Le château fut une première fois incendié autour de 1212 par Simon de Montfort dans sa conquête d’éradication de l’hérésie cathare (Une religion dérivée du christianisme, mais avec une interprétation dualiste de la bible). 

Le comte de Toulouse devient alors seigneur de Laguépie et le château fut reconstruit grâce à sa position stratégique. Par la suite le château change quelques fois de propriétaire par héritage ou simple échange. 

 

Durant la Guerre de Cent Ans (1337-1453), le Viaur (la rivière figurant en dessous de la photo) devient alors la frontière naturelle entre royaume de France et d’Angleterre. En 1360 le château tombe aux mains des anglais par le traité de Brétigny, et sera utilisé pour héberger des bandes de routiers anglais jusqu’à ce que les Anglais soient chassés définitivement en 1388.

Dés 1560, le protestantisme est adopté par plusieurs communes, dont Laguépie. N’étant pas d’accord avec cette conversion, l’armée Catholique dirigée par Jean de Montluc de Balagny attaque le village de Laguépie ainsi que son château: les deux sont pulvérisés en 1562. 

Le château est de nouveau reconstruit et pendant 20 ans les deux religions co-existent en paix jusqu’à ce que la Ligue catholique assiège le château en 1592, tuant le baron et 70 hommes.  

Le baron de Freissinet, frère du baron assassiné, procède de nouveau à la reconstruction du château, mais est obligé de fuir la France pendant la Révolution Française. Pendant cette période, le château fut pillé par au moins 127 personnes, de toute âge et sexe, et les profits de ce pillage servirent à la construction de maisons des villages de Laguépie (Tarn et Garonne) et Saint-Martin-Laguépie (Tarn), qui ont été dissociés par ordre de Napoléon au moment de la création des départements français. 

En 1796, après la mort du baron de Freissinet, refugié en Suisse, ses fils héritent du château. Casimir souhaite garder les ruines et s’engage sur quelques travaux, mais son frère Louis vend le château illégitimement. Casimir fait annuler la vente et garde 1/4 du château. L’autre partie est vendue. La partie de Casimir peut être visitée. 

En 1970 des pans de murs tombent et le descendant du baron ne peut pas assumer les charges de réparation. Il procède à ce moment à la vente de sa part pour pour 1 Franc symbolique à la mairie de Saint-Martin-Laguépie, qui jusqu’à ce jour est propriétaire des ruines. 

En 1998 l’association “Lou Viel Castel” est créée par les habitants du village afin de consolider les ruines, les préserver et donner un nouveau souffle culturel au site. Des volontaires de l’association se chargent d’organiser régulièrement des ouvertures au public ainsi que des événements dans les ruines du château. 

Cela vaut le détour!

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